Toutes les histoires Qui suis-je?


Faut-il pénaliser la prostitution ? La question nous obsède tous apparemment, jour et nuit, à en juger par le nombre d’émissions télévomi télévisées consacrées à la question : Envoyé Spécial, Capital, Cash Investigation, et autres reportages putassiers réalisés chaque mois par des journalistes immatures dépourvus d’inspiration. Alors que franchement, la prostitution ne concerne qu’une minorité de la population, et que ses clients en ont pour leur argent - à condition de réussir à bander. Non, la vraie question qu’il faudrait se poser, la voici : faut-il pénaliser l’exercice du métier d’assureur ? Car ils sont là, les escrocs de masse, les parasites dangereux, les receleurs bien-pensants du capitalisme. (Une autre fois, je m’occuperai du fléau des banquiers, rassurez-vous.)


Deux fesses
Deux milliards

L’un de ces deux individus est réellement dangereux… Indice : il ne porte pas de string (a priori).

Les assureurs. En voilà, une belle arnaque, parfaitement légale, et qui génère des profits dantesques. C’est simple :

  • - Vous payez toute l’année pour être indemnisé au cas où il vous arriverait quelque chose.
  • - 9 années sur 10, il ne vous arrive rien.
  • - La dixième, il vous arrive une tuile, et l’assureur fait tout pour ne pas vous rembourser : à l’aide d’experts à sa solde, il réussit toujours à prouver que vous n’aviez pas fermé votre porte à triple tour avec trois serrures à trois points, condition malheureusement indispensable à l’obtention d’un remboursement, selon l’alinéa 376 des conditions générales de votre contrat, article 152, paragraphe 4, écrit en police de taille 5 soit comme ceci, mais nul n’est censé ignorer la loi et vous êtes dans votre tort, Madame, vous le saurez la prochaine fois.
  • - Entre temps, l’assureur n’a pas seulement encaissé vos chèques ! Il les a aussi investis en Bourse, a joué avec sur les marchés, a spéculé en biens immobiliers inoccupés (ce qui fait doubler le prix de la pierre tous les dix ans, pendant que des millions de Français sont mal-logés, voire pas logés du tout), le tout pour enrichir quelques dizaines d’actionnaires qui n’auront jamais assez de toute leur vie pour dépenser 1% de leur fortune… Mais ce n’est pas grave, ça servira à leurs enfants, ces charmantes petites têtes blondes aux dents longues qui n’auront ainsi jamais besoin de lever une seule phalange de leur petit doigt.

Brillant, non ?


On est condamnés à se faire baiser par les assureurs jusqu’à la prochaine révolution, c’est évident. Mais au moins, on sait une chose : ce n’est pas parce que c’est légal, que c’est bien. Leurs astérisques, leurs frais cachés et leurs petites lignes en bas de page sont immoraux, et même si on va payer toute notre vie, on sait qu’on a raison de râler. N’est-ce pas magnifique ? Les assureurs nous enculent, oui, mais on s’en plaint courageusement. C’est la beauté de l’âme humaine. Alors qu’eux… ils ne savent même pas ce qu’ils sont.

Michel de La Teigne

Newsletter :

Me soutenir :

Partager :

 |   |