Toutes les histoires Qui suis-je?

Episodes avec Alice: #17 



C’est difficile de dire la vérité aux gosses. Le mieux, c’est encore de ne pas en faire.



Mais bon, quand on a fait cette connerie - plusieurs fois pour les plus atteints - on ne peut pas revenir en arrière : on est obligé de les aimer. Et de les préparer le mieux possible à ce monde totalement anormal, pour qu’ils essaient de rater leur vie un peu moins que nous. (Oui, je sais, je rayonne d’optimisme)

« Plus vite, les enfants nous rattrapent ! » Amitiés à tous les parents qui regrettent leurs erreurs de jeunesse… Mais c’est trop tard.

Je me garderai bien de donner des conseils d’éducation : ce serait comme si Joyce Jonathan prétendait donner des cours de musique, alors que pour elle, une ronde, c’est juste un boudin. Mais je vais quand même me permettre deux ou trois questions.

1. Pour leur interdire quelque chose, doit-on dire « c’est pour les grands » ?

Je ne crois pas, parce que ça ne fait qu’ajourner la réalisation des conneries par les gosses… Et on peut être sûr qu’ils les feront quand ils seront grands. Aux Etats-Unis, l’industrie du tabac a longtemps prétendu lutter contre le tabagisme des jeunes en concevant des campagnes qui disaient que la cigarette, c’était pour les grands. Très efficace : les mômes rêvaient tous de fumer, et commençaient à la première occasion. C’est pareil pour le reste : si une chose est mauvaise pour les enfants, elle est sans doute mauvaise pour vous. Vous n’êtes qu’un enfant qui a grandi - ou vieilli si vous avez toujours 2 ans d’âge mental. Pas la peine de leur mentir sur nos vices.

2. Faut-il écouter les inepties des mioches ?

Oui, parce qu’à défaut d’être plus intelligentes que nos inepties, elles sont pleines d’esprit critique. Voilà une qualité qui se perd très vite aujourd’hui, à cause de la pub, de la télévision… et de l’entreprise en général, qui a horreur qu’on ose parler d’impact social ou d’empreinte écologique. Les gamins - ceux qui ont eu des parents à la place de la télé - sont souvent moins soumis que les vieux cons. D’où l’intérêt de réfléchir deux secondes à ce qu’ils nous disent.

3. J’ai merdé, j’ai fait des enfants. Est-ce que si je les aime, ça ira ?

Là-dessus, je suis catégorique. Non : ça ne suffira pas ! Il va aussi falloir les éduquer, bande de branleurs ! Et pourtant, la moitié des mères que je rencontre étouffent leurs mômes d’amour et pensent que ça suffira à en faire de bonnes personnes… Erreur puérile ! Un jour, j’en dirai plus sur ce sujet - pendant que ma sœur, la mère d’Alice, sera en vacances sans connexion.



Vous êtes parent et vous voulez d’autres conseils ? Débrouillez-vous ! Je ne suis pas Super Nanny. Faut assumer, les gars. C’est pas mes chiards… Vous avez bien vu comment je me débrouille, ce n’est pas glorieux… Je ne sais même pas changer une couche. Mais au moins, je fais attention aux conséquences de mes actes sexuels, pas comme tous ces procréateurs inconséquents.

Michel de La Teigne

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